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vendredi 8 mars 2024

La vie de Maurice Pierre RABATEL dit Jean FORESTIER, dit LARSEN Pierre

 Pierre Rabatel a vécu à Savignac de manière épisodique dans une ferme à Panissou actuellement entièrement détruite.

Il se marie en 1925 et le couple se sépare en 1927. Maurice adhère au parti communiste en septembre 1925 ou il devient militant actif dans diverses cellules.

Le 3 novembre 1927, il est pressenti pour aller à Moscou suivre des cours à l’ELI (école léniniste internationale de Moscou) Il prend alors le pseudonyme de Jean Forestier. Le séjour n’a pas duré, l’indemnité de 50 roubles étant insuffisante pour nourrir Lucette Goubert, sa nouvelle femme en France. Il a dû rentrer en France à l’été 1928.

La bibliographie de Rabatel présente de nombreuses lacunes. De 1934 à 1936, on retrouve Rabatel à Savignac dans la ferme de Panissou et il se déclare agriculteur. Il est connu à Savignac sous le nom de Pierre Larsen. A Panissou, il vit avec Maria Caridad del Rio Hernandez, mère de Ramon Mercader (agent de Staline), l’assassin de Trotsky au Mexique en 1940. A son arrivée à Savignac, il est toujours communiste et secrétaire du rayon de Villeneuve sur Lot.

Du 20 décembre 1935 au 22 janvier 1936 il anime les grèves des usines de Fumel et Libos.

 


Après quelques affaires dans une entreprise véreuse il est condamné à 3 mois de prison à Agen en 1937. Il retourne ensuite à Panissou.

Pratiquement ruiné, Rabatel monte une affaire de vente de pavés allemands à la ville de Paris.

A la fin de 1938, il retourne à Paris pour chercher du travail, il devient comptable dans une société tunisienne.

Comme communiste, il participe à la résistance et en 1941 et 1942, il apporte toute l’aide possible aux juifs.

Nommé à Sète sous le nom de Roger LELIEVRE, il entre dans un réseau de renseignements.

Muté à Paris le 1er mars 1944, il est arrêté par la Gestapo le 1er mai 1944, interné à Fresnes, puis déporté à Buchenwald, puis à Ellrich (dépendant du camp de Dora) où il est mort le 28 octobre 1944.

Quelle histoire dont les savignacais ignoraient certainement tout. Il y a quelques années, sa fille Sylvie artiste peintre est revenue à Savignac et il n’y avait plus grand monde pour lui parler de son père et de Panissou.

Les cavités naturelles de Savignac

 


Cet inventaire a été réalisé par le BRGM (Bureau des recherches géologiques et minières)

La grotte de Carmié Bas (97 m) se situe au niveau du croisement du chemin qui relie Carmié Bas et Carmié haut et du fossé lié au déversoir du lac. Juste avant le pont l’eau disparait dans le sous-sol. Un groupe de spéléologistes de Fumel a mis un colorant dans l’eau et même si on ne peut pas suivre le trajet de la rivière souterraine, on a constaté qu’elle ressort à la Résurgence de Fonclare (85 m). (Propriétaires, C Faure pour la grotte, Y Faux pour la résurgence)

La perte de Rouillac (101 m) se situe dans le fond du bois à gauche de l’allée. Le gouffre, appelé « goufio » dans la région a un diamètre de 20 m environ et une profondeur de 15 à 20 m. La coloration de l’eau dans le gouffre a montré que la rivière souterraine au moins pour une part arrivait à la Résurgence de Fonclare (85 m). Un sourcier a indiqué qu’une branche de la rivière se dirigeait vers St Aubin. (Propriétaire J P Miana)

La source d’Esclauzes (85 m) située en face de Renac, section B du cadastre, N° 33 et 34, au bas du talus boisé. En 1957 La famille Emery achète à Jean Delcaillou des parcelles de terre et le talus boisé au lieu-dit Sous Renac en même temps « qu’un droit de puisage aux 2 fontaines » et « le droit de passage sur un petit chemin existant pour aboutir à ces 2 fontaines » Ce chemin encore bien visible se situe dans le talus en face de Renac. Il est probable que les habitants de Renac et de Boyé avaient tous le droit de puisage. (Propriétaire F. Emery)

L’ouvrage civil du Saltré : à la suite d’un effondrement dans un champ au lieu-dit Saltré on a eu la surprise de découvrir un souterrain refuge. Il s’agit d’un abri taillé à la pioche dans le tuf. Un schéma de ce souterrain a été réalisé, mais il est perdu. On peut le situer sur le cadastre : Section D N°142 b. (Propriétaire, F. Cassagne, F. Radenac)

A côté de ces éléments répertoriés on peut signaler :

Perte du Peyrié : Section D N°462 a. Sous le poids du tracteur un éboulement d’une dizaine de mètres de diamètre s’est formé. Les spéléologues de Cancon sont descendus à environ 15 m de profondeur. La coloration de l’eau a montré que celle-ci ressortait à la résurgence de Labarthe appelée « le touron ».

Le forage de Savignac, Section B N° 464 p Monplaisir. Après traitement de l’eau alimente une partie de la commune de Savignac. C’est un dispositif de captage profond à 645 m. L’eau captée provient du Massif Central.

Enfin il y a les puits.

Chaque maison avait un puits à proximité de la maison, mais beaucoup de fermes avaient 2 ou 3 puits pleins en hiver et souvent à sec l’été. Les sourciers à l’aide d’une baguette en noisetier ou d’un pendule recherchaient l’eau située à une faible profondeur avec un réussite aléatoire.

La fontaine publique de Savignac est située au bord de la route au Pont de La Fontaine. Il s’agissait d’un bâti carré muni d’une poulie suspendue à des arceaux en fer. La quantité d’eau étant insuffisante pour satisfaire aux besoins du boulanger, de l’école et des habitants du village, elle a été approfondie. L’installation d’une pompe avait été envisagée mais ne sera jamais réalisée.

L’adduction d’eau potable à Savignac vers 1970 a été une très bonne nouvelle pour la majorité des habitants.

vendredi 28 janvier 2022

LE PATRIMOINE RURAL : les pigeonniers (suite)

 

Le pigeonnier de Bouyé

 La date de la construction de ce pigeonnier est inconnue. Il n’est pas signalé sur le cadastre de 1817, il date donc du 19ème siècle.

La surface au sol est de 28 m2, les murs en pierre et terre sont épais de 50 cm. Les murs extérieurs sont crépis.

 Le toit est couvert de tuiles plates et coiffé de 2 épis de faitage représentant un pigeon.

On pénètre dans le pigeonnier par une porte précédée de 2 marches. A l’intérieur, 2 étages séparés par deux planchers sont accessibles par des échelles.

 Des nids sont situés sous le toit sur le bâti du mur. Au 1er et 2ème étage, les nids sont carrés, inclus dans le mur et délimités par des petites tuiles. On dénombre 90 nids dans ces murs crépis avec de la terre.

 Extérieurement le pigeonnier présente au niveau du toit 2 aires d’envol l’une à l’est l’autre au sud. Sur les façades on peut observer des aires d’envol secondaires : 3 aires à l’est et 2 au sud. Ces aires permettaient d’accéder, d’éclairer et d’aérer l’intérieur du pigeonnier. On note également une ouverture au nord au niveau du 1er étage et une à l’ouest dont l’usage était peut-être de récupérer les fientes qui faisaient la richesse du pigeonnier.

 En 2008 la toiture en tuiles plates a été refaite et les 2 épis de faitages remplacés par 2 épis rouge foncé en céramique mais toujours représentant un pigeon. Dans la toiture les 2 aires d’envol ont été supprimées.

 En 2009, les murs extérieurs ont été crépis.

 Depuis environ 40 ans il n’y a plus de fuyards dans ce pigeonnier car les aires d’envol ont été obstruées. Ensuite il a été colonisé par la dame blanche.

 Le pigeonnier de La Cambe de l’homme

 La transmission orale indique qu’il existait un petit pigeonnier de type lotois avec un seul pan de toiture orienté au sud et d’une surface de 9 m2. Ce pigeonnier était accolé à la maison primitive et bâti sur un four à pain.

 Entre 1906 et 1911 ce pigeonnier a été modifié par le propriétaire de la maison qui était charpentier. Il avait été ouvrier chez son oncle Labay charpentier au Comte bas. Celui-ci possédait deux pigeonniers ce qui lui donna sans doute l’idée d’améliorer le sien.

 Il a modifié la structure en surélevant les murs bâtis en pierre et terre. Dans le bâti des murs, épais de 65cm il a inséré des pierres d’envol au sud et à l’est et gardé deux ouvertures pour aérer et éclairer l’intérieur. On accédait au premier étage de ce pigeonnier par une échelle située à l’est.

 Le toit est devenu un toit à 4 pans couvert en ardoises et coiffé de 2 épis de faitage en zinc. Dans la façade sud du toit se trouve l’aire d’envol surmontée d’un pigeon en plâtre.

 Ce pigeonnier a été modifié dans les années 1970 : Les ardoises ont été remplacées par des tuiles plates et les épis de faitages sont en terre cuite. Plus tard, les différentes ouvertures sont devenues des fenêtres.

 Ce pigeonnier n’a jamais abrité des fuyards, tout au plus quelques pigeons domestiques et quelques dames blanches.

dimanche 25 juillet 2021

Le patrimoine rural : les pigeonniers

 Ce sont les romains qui ont introduit l’élevage des pigeons en Gaule. Dans le sud, l’influence du droit romain sur le respect de la propriété individuelle font que des pigeonniers peuvent exister y compris dans les propriétés non nobles, cependant à Savignac tous les pigeonniers notés sur le premier cadastre (1823) sont attachés à des maisons nobles. Après la révolution de 1789, le pigeonnier devient un emblème du droit paysan et beaucoup de pigeonniers seront construits au 19ème siècle.

L’élevage des pigeons est né de la nécessité de trouver de la viande dans une alimentation surtout végétale. En plus, les fientes ou colombine étaient utilisées comme engrais dans les jardins, les vignes et la culture du chanvre indispensable à la production de tissus (linge de maison et vêtements). Les plumes étaient récupérées par les chiffonniers.

Les pigeons sont des bisets domestiques qui se sont émancipés et devenus des fuyards vivants en groupe. Très hybridés, ils sont de couleur très variable.

A Savignac, on peut recenser 10 pigeonniers ayant abrité des pigeons. Deux tours en forme de pigeonnier ont été construites à La Roque et à La Plaine de Bécade.

Claude Pons écrivait en 1971 que le petit patrimoine devait être conservé « quelques frais aujourd’hui prolongeront la vie de ces toits et de ces murs. Demain, les amateurs de résidences secondaires, amoureux des vieilles pierres, s’arrêteront intéressés ». 

Il s’avère que Claude Pons avait raison. Tous les pigeonniers de la commune ont été entretenus ou rénovés.

Les 3 pigeonniers recensés en 1818 se situent à Jansat, Lauzel et Le Pergoire.

Le pigeonnier de Jansat



Le propriétaire était Jean de Vassal d’Argenton qui fut maire de Savignac en 1804 et 1805 et de 1815 à 1824. Ce pigeonnier est accolé à la grange primitive devenue maison actuellement.

La surface à la base du pigeonnier est de 15 m2, cependant il semble qu’il existe différents niveaux entrainant une diminution de la surface sous toiture. La porte du pigeonnier se trouve sur la façade sud (entrée actuelle de la maison).

Ce pigeonnier a une particularité, il présente 2 angles droits au sud et 2 coins arrondis à l’est.

Le toit à 4 pans, à pente douce, rectiligne est couvert de tuiles plates. Le toit est surmonté d’un épi de faitage (récent). Sur la façade est se trouve une seule lucarne d’envol.

Le pigeonnier du Pergoire

En 1823, le Pergoire appartient à Allain Bach de Siorac, propriétaire à Monflanquin. Cependant, ce bien était avant la révolution de 1789 la propriété de la famille de Contenson, certainement la plus aisée de la paroisse.

Ce pigeonnier présente toutes les caractéristiques du pigeonnier tour. Ce pigeonnier primitivement isolé a été entouré de différents bâtiments agricoles et d’un four.

Ce pigeonnier est carré, sa surface au sol est de 25 m2. Le bâti est en pierre et terre ou pierre et mortier, les murs sont d’épaisseur variable entre 50 et 70 cm Le toit est à 4 pans avec une base incurvée ayant pour but d’éloigner l’eau des murs, les deux aires d’envol sont situées dans le toit, l’une au sud, l’autre à l’est. Au sommet du toit se trouvent deux épis de faitage récents.

Le pigeonnier est entouré d’une petite corniche ou larmier, large de quelques cm, ayant pour but d’empêche les prédateurs de grimper aux murs.

On accède à ce pigeonnier par des marches en pierre. Un plafond en bois sépare l’intérieur en 2 parties. Une échelle permet d’accéder à la partie haute ou la fiente s’accumule sur le plancher. Une petite ouverture permet de faire entrer la lumière et de renouveler l’air. Les nichoirs en bois étaient posés sous la toiture dans l’épaisseur des murs. Les murs sont crépis avec du mortier de chaux.

Comme dans beaucoup de pigeonniers les aires d’envol ont été obstruées pour que les pigeons ne reviennent pas, ceux-ci causant trop de dégâts aux semis.


lundi 26 avril 2021

Le presbytère

 
De 1801 à 1835 le desservant loge dans une maison qui lui appartient « Au Perié » (place du presbytère actuel)

En 1835, la commune « considérant qu’à défaut de presbytère est obligée de fournir un logement et un jardin au Recteur » Le curé habite une maison qui lui appartient au Perrier, la commune est obligée de l’indemniser.

En 1836, après le décès du desservant, la commune achète la maison du Perier qui deviendra le presbytère. Cette maison est ainsi décrite ; «une chambre à coucher, salle à manger, chambre à donner et cuisine dans laquelle on a ménagé l’emplacement d’un lit pour la domestique sous l’escalier, d’un vaste grenier et de plus d’un appentis pour décharge et écurie.. »

En 1880, l’Evêque indique que si la commune ne construit pas un presbytère il ne nommera plus de curé. Le presbytère sera construit (presbytère actuel).

En 1907, après la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le presbytère sera loué au curé. Un seul curé occupera cette maison jusqu’à son décès en 1949. Le curé était le Curé Vestraëtre que les plus âgés d’entre nous ont bien connu

De 1949 à 1972, la commune louera la maison à la famille Cance de Neupans (Parents de Reine Réaust)

En 1972, La commune vendra la maison à la Famille Jacobi, sans doute les premiers anglais arrivés à Savignac.  Après le décès de M. Jacobi, Mme Jacobi a loué le presbytère à la famille Picard

En 2003, la maison sera vendue à la Famille Perrier.


samedi 24 octobre 2020

Le Masque

 

Entre le XIVe et le XVIIIe siècle la période est marquée par plusieurs épidémies de peste. A cette époque, les médecins pensent que la contagion se propage par le nez et la bouche. Le médecin de Louis XIII imagine en 1619 un masque en carton doté d’un bec à 2 trous pour respirer. Ce masque peut contenir des herbes aromatiques, des épices ou du camphre, produits considérés efficaces contre la peste.

 


A la fin du XIXe, on soupçonne la transmission des maladies entre patients et médecins à travers la salive et un médecin allemand plaide pour l’usage du masque lors des opérations chirurgicales.

C’est sans doute Paul Berger chirurgien à Paris qui en octobre 1897 enfile le premier masque chirurgical devenu obligatoire dans les salles d’opération.

En 2020, avec le Covid les masques chirurgicaux sont de plus en plus recommandés et utilisés.

dimanche 14 juillet 2019

Sur le chemin de St Jacques : de Nasbinals à Conques


C’est sur les chemins de Savignac avec les Marcheurs du vendredi qu’est née l’idée d’une randonnée sur le chemin de St Jacques appelé aussi GR 65.
J’avais parcouru des portions les 2 années précédentes et je cherchais des «  amies chemin » pour poursuivre l’aventure.
Monique Caumières s’est portée volontaire et nous avons confié l’organisation et la recherche des hébergements à «  La Pèlerine ». Il ne restait plus qu’à s’entraîner, aidées par les copines du vendredi.
Le 5 juin nous avons rejoint notre hôtel de Nasbinals en Lozère où nous avons commencé notre régime aligot.
Le 6 juin vrai départ avec la seule contrainte de la journée : descendre les valises pour 8 h pour que «  la Malle postale » les emporte au prochain hébergement. Nous partons pour une étape de 17 km qui commence sur le plateau de l’Aubrac. Nous empruntons des drailles     (chemins de transhumance ) qui traversent les prés où paissent les vaches de la race d’Aubrac aux yeux maquillés, au milieu d’une luxuriance de fleurs. L’odeur des narcisses nous entête. Après Aubrac, en Aveyron, nous descendons du plateau par des sentiers pierreux qui demandent une prudente concentration jusque St Chély d’Aubrac.


Le 7 juin étape de 24 km sous la bruine, avec beaucoup de dénivelé et quelques bonnes surprises : offre d’un café dans un gîte d’hospitaliers et plus loin, une bonne assiette de « farçou » sous un abri de jardin.
Arrêt à St Côme d’Olt avec son église au clocher « tors » et derniers longs kilomètres sur Espalion.
Le 8 juin étape courte de 11km. Montée jusque St Pierre de Bessuejouls, sur un chemin raide au bord du ravin puis nous retrouvons un paysage différent avec des cultures de céréales pour l’élevage des ovins. L’arrivée sur Estaing est magnifique. Nous prenons le temps de visiter le village. On nous déconseille la visite du château ( trop politisée)
Le 9 juin 16 km. Nous ne regrettons pas d’avoir acheté des capes grand confort. La pluie tombe sans arrêt et nous pique niquons sous les arbres. Route monotone. Heureuses d’arriver tôt à l’hôtel de Golinhac fermé jusqu’à 17h30 pour raison familiale. Nous pouvons quand même regagner nos chambres. Mais nos valises ne sont pas arrivées. Tout s’arrange heureusement et nous pourrons nous laver et nous restaurer.
Le 10 juin dernière étape de 20 km. Faisons la route avec un hospitalier jusque Pomiès où il nous sert un café bien chaud. A l’auberge d’Espeyrac nous sommes les seules à consommer une bonne soupe de campagne et une omelette.
Nous traversons des champs de triticale et d’orge d’hiver emplis de coquelicots et de bleuets. Nous marchons beaucoup sur la route goudronnée et n’aimons pas du tout. Enfin est signalée la descente de 30 mn sur Conques sur un chemin dangereux que des locaux nous ont déconseillé ( sans doute à cause de notre grand âge ). Nous prenons le risque. Nous devons nous arrêter pour laisser passer 4 VTT. L’un d’eux fait une chute spectaculaire ce qui nous provoque un beau fou rire ….de fatigue.
Superbe village de Conques, étape incontournable des pèlerins, des randonneurs et des touristes qui se rendent à l’abbatiale Ste Foy pour y admirer les vitraux de Soulage et voir la relique de Ste Foy « empruntée » à Agen.
Nous avons réussi notre projet. Nous avons aimé ces chemins, sentiers, sentes, grimpettes, raidillons, forestiers, herbeux pierreux terreux. Nous avons aimé ces villages, leur patrimoine, ces maisons aux toits d’ardoise, ces paysages toujours différents, ces ruisseaux et le Lot toujours présent.
Nous avons fait de belles rencontres humaines, des personnes différentes mais toujours positives, toujours prêtes à nous aider, avec qui nous échangeons impressions et conseils. C’est l’esprit chemin.

Malgré la fatigue physique normale, nous avons jeté toutes nos pensées négatives et nous pensons déjà à la suite……

Brigitte Campagnac

samedi 13 avril 2019

Un curieux réveil datant sans doute du début du 20ème siècle


Avant les réveils, les montres, les téléphones, la vie des habitants était rythmée par, le chant do coq ; la hauteur du soleil ou les sonneries des cloches. Tout a bien changé !!

L’âge de ce réveil et son origine ne sont pas connus. Cependant grâce à des écritures trouvées à l’intérieur, on sait qu’il a été réparé par Saumitou, horloger à Savignac Cap de la Coste le 20 novembre 1926 puis le 10 mars 1930. Une troisième réparation a été faite le 15 janvier 1936 Par Fompudi, horloger agriculteur au Pergoire, Savignac. Ce réveil a été entièrement restauré par Jean Luc Pittet « l’horloger de St Pierre » à Monflanquin le 11février 2019.



C’est un réveil de grande taille, la sonnerie s’effectue avec un battant sur la cloche. Ce réveil doit être remonté tous les jours.

Ce réveil est en tôle et laiton

 

Le cadran est décoré de feuillages. Les chiffres romains indiquant les heures ont précédé les chiffres arabes.

On peut remarquer que IV heures n’existe pas remplacé par IIII, pour éviter la confusion entre IV et VI écrit à l’envers.

A l’intérieur du grand cadran  2 petits cadrans en chiffres arabes indiquent les heures et les minutes.

Histoire locale


Dans les anciennes maisons, sur es murs des granges, on trouve des dates laissées par les artisans.

La plus vielle date trouvée à Savignac est 1692 à Couderc, ancienne maison Chrétien.



David Schmutz a récupéré sur un vieux toit une tuile canal qui a été posée en 1869

Sur cette tuile on peut lire :

·         Courtine Pierre charpentier

·         Demeurant à Savignac fait

·         Le 13 mai 1869 né le 5 mai

·         1848




Il est probable que cette tuile avait été produite à la tuilerie de Boyer par la famille Boisse qui avait fourni les tuiles pour le groupe scolaire en 1885.

dimanche 14 octobre 2018

Histoire locale : l’armistice du 11 novembre 1918 L’odyssée d’ABEL CAMPGNAC soldat de Savignac, Bordeneuve en 1914-1918



Né à Savignac sur Leyze le 5avril 1881

Agriculteur à Bordeneuve

Maire de Savignac de 1929 à 1945

Incorporé le 12 octobre 1914 au 53ème Régiment d’infanterie à Perpignan

Libéré le 12 décembre 1918









Nous avons pu reconstituer le parcours d’Abel Campagnac grâce à ses mémoires écrites à Wengen en Suisse et qui concernent les années 1914,1915,1916 et 1917et à des documents militaires. Munies d’un passeport sa femme et sa belle sœur Eva Campagnac femme de son frère sont allées lui rendre visite en Suisse


Le parcours du soldat Campagnac

1 à 2 de Savignac à Perpignan (350 km)

2 à 3 de Perpignan  la bataille de l’Aisne, le Chemin des Dames, novembre, décembre 1914 (240 km). Pieds gelés : hôpital de St Malo

3 à 4 Du 25 mai au25 décembre1915 : Armée d’Orient

4 à 5 de la Belgique à Marseille (1120 km)

5 à 6 de Marseille à Lemnos, Mer Egée sur le Magellan (1850 km)

6 à 7 de Lemnos à Bizerte Tunisie, rapatrié sanitaire (1400 km)

7 à 8 de Bizerte à Marseille sur le Ville d’Alger (850 km)

8 à 9 de Marseille à Verdun, Bataille de Verdun (850 km)

9 à 10 de Verdun à Berny en Santerre, bataille de la Somme (300 km). Porté disparu, blessé, prisonnier, Hôpital allemand de St Quentin (Aisne)

10 à 11 de la Somme au Lazaret (hôpital) de Munster Lager, Hanovre, Allemagne (700 km)

11 à 12 de Munster à Wengen, Suisse, dans un hôtel de la Croix Rouge. Du 21 décembre1916 au 27 juillet 1918. (700 km)

12 à 13 de Wengen à l’Hôpital Militaire de Lyon (120 km)

13 à 14 de Lyon à Agen, Hôpital Militaire (470 km)

14 à 1 d’Agen Savignac (30 km)

En ligne droite Abel Campagnac a parcouru plus de 10.000 km




Le Magellan




Lemnos Arrivée des troupes






Le Ville d'Alger

Camp de Munster Lager, Allemagne

Wengen Suisse



Hôpital de Lyon




jeudi 12 juillet 2018

Outils trouvés à Savignac

RACLOIR                                           BIFACE                                     HACHE POLIE
Juillet 2018, N° 92

Histoire locale : les premiers hommes à Savignac

Les nombreuses trouvailles faites sur les sols de la commune nous prouvent que notre territoire était déjà habité 35000 ans avant JC.
Les outils préhistoriques mis à jour par les labours sont multiples et variés pour peu que l’on regarde et que l’on se baisse pour les ramasser.
Les outils en silex les plus anciens datent de l’âge de la pierre taillée, entre 35000 et 10000 ans. Les outils photos 1 et 2 sont contemporains de l’homme de Cro-Magnon (Homo sapiens) des Eyzies.
La Grotte de Lascaux (-17000 ans), en Dordogne, qui date de cette époque nous renseigne sur la faune : mammouths, rennes, ours, chevaux, taureaux, rhinocéros, bisons…
Le climat était donc plus rigoureux que le climat actuel et la végétation était constituée surtout de forêts. L’homme était chasseur-cueilleur.

A la fin de cette période le climat s’est réchauffé et toute la flore et la faune ont changé.

Vers –100000 ans on est passé à l’âge de la pierre polie, photo 3. La hache polie, rarement entière était d’abord encastrée dans un bois de renne, lui-même inséré dans un manche en bois.

Pendant cette période l’homme vivait dans des campements de surface et progressivement il est devenu agriculteur. La flore et la faune étaient comparables à celles qui existent actuellement.

samedi 14 avril 2018

Le tablier


 « Je viens d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître »


Les blouses et les tabliers datent de la nuit des temps Ils ont toujours eu un rôle protecteur des autres vêtements.

Le tablier de devant est le plus ancien. D’abord confectionné dans une toile de chanvre ou de lin, il était attaché à la taille comme le montre le tableau de Jean François Millet « Les glaneuses » 1853

Le tablier avec la bavette et les deux poches est plus récent

Ces tabliers étaient souvent confectionnés à la maison

A quoi servaient ces tabliers ? Un peu à tout : porter du grain, des légumes, des fruits, des œufs, mais aussi a essuyer les larmes, nettoyer une frimousse, prendre un plat chaud…..
Ce tablier existe encore, il est devenu le tablier de cuisine avec parfois surtout chez les hommes une inscription humoristique.

Le tablier ou blouse. On parle du tablier à la campagne et de la blouse de l’infirmière. Ces tabliers datent de l’ère industrielle. D’abord en coton, ils sont devenus en nylon ou tergal. A la campagne ce tablier était toujours protégé par le tablier de devant. Ce tablier avait essentiellement le rôle de protéger les autres vêtements plus délicats à laver. Les personnes âgées, toujours en deuil portaient un tablier noir et un tablier de devant noir en satinette pour aller à la messe.

Le tablier à l’école est devenu courant au début du 20ème siècle. Souvent confectionné par la couturière qui venait à la maison (les machines à coudre existaient déjà). 

La photo de l’école des Garçons de Savignac montre le type de tabliers qu’ils portaient pendant la guerre de 14-18. Cependant, les cols blancs ne devaient pas exister tous les jours, les élèves étant prévenus du jour de la photo. Chose anormale, ces élèves ont comme instituteur Mme Garrigue, sans blouse la femme de l’instituteur mobilisé.

Si on compare avec la photo de l’école en 1980-1981, on peut remarquer que le tablier est en voie de disparition. Il sera remplacé par le jean et le tee shirt.


Les blouses.  Chaque corps de métier avait sa blouse. Dans le corps médical, la blouse blanche deviendra prépondérante au fur et à mesure que les religieuses disparaitront des hôpitaux de 1920 à 1970. Actuellement dans le corps médical hospitalier la couleur des blouses est en relation avec leur fonction ce qui permet aux malades de les identifier.

Le dernier médecin ayant porté une blouse à son cabinet est le docteur Rouquié à Monflanquin.

On pourrait parler encore du tablier du boucher dont l’originalité était de n’avoir qu’une seule bretelle de la blouse de l’épicier, du maquignon……

Histoire locale : enquête agricole du printemps 1944 Etat Français


Nombre d’exploitations agricoles : 75 dont 1 fermier et 6 métayers.
Nombre d’exploitations non électrifiées : 23
Composition des exploitations : terres labourables : 572 ha, prairies : 241 ha, vignes : 85 ha

Nature des cultures :
Blé : 221 ha, avoine : 14 ha, maïs grain : 10 ha
Plantes sarclées : pommes de terre : 8 ha, topinambour : 2,5 ha, betteraves fourragères : 3 ha
Oléagineux : soja : 6 ha, tournesol, 5 ha.
Légumes secs : haricots secs : 2,5 ha

Animaux :
8 chevaux, 5 taureaux, 25 bœufs de travail, 42 vaches laitières, 251 vaches de travail, 124 veaux.
54 brebis, 5 moutons de plus d’un an, 2 agneaux.
6 truies de reproduction, 38 jeunes porcins

La campagne de Savignac a bien changé !!!

lundi 25 décembre 2017

Le mouchoir : espèce en péril

Si le fait de se moucher était courant, le mouchoir ne l’était pas. Se moucher avec les doigts ou sa manche était normal jusqu’à la fin du 19ème. Le mouchoir a été diffusé dans la population surtout au début du 20ème.

Cependant, le mouchoir existait au niveau de la noblesse, de forme variée, c’est Louis XVI en 1785 qui a imposé sa forme carrée.

Chez les militaires. Avant la révolution, dans leur paquetage, les fantassins avaient 2 mouchoirs, les cavaliers 8 Le mouchoir réapparait dans le paquetage en 1818. L’histoire raconte que Napoléon 1er avait fait mettre des boutons aux manches des soldats pour éviter qu’ils ne s’essuient ou se mouchent avec !!

Après 1875 (3ème République) est créé le mouchoir d’instruction. Ces mouchoirs comportent une partie écrite et surtout beaucoup d’illustrations concernant le montage et démontage des armes, transport des blessés, rangement du paquetage….. . Un véritable pense bête pour les soldats majoritairement illettrés. N’oublions pas que l’école gratuite et obligatoire date de 1883. En 1875, un soldat avait 2 mouchoirs dans son paquetage et 8 en 1894. Peu utilisés pendant la guerre de 14-18 ces mouchoirs ont été officiellement remplacés en 1937 par des manuels.

Les américains ont utilisé de tels mouchoirs pendant la guerre du Golfe (1990-1991)

Au 20ème siècle, le mouchoir carré pouvait être en coton, en fil ou en soie selon la richesse le sexe et l’utilisation.

A la campagne, les hommes avaient 2 types de mouchoir. Le grand mouchoir blanc (55/55), du dimanche en fil, brodé soit au point de croix, soit au point de bourdon. Ces mouchoirs étaient brodés à la maison, n’oublions pas que les cours de couture et broderie faisaient parti de l’enseignement des filles. Le mouchoir dit de travail en coton plus petit, en couleur à carreaux bleus ou gris.

Les femmes avaient le même type de mouchoir, mais plus petit. L’ère industrielle a permis de diversifier la taille, la couleur et l’imprimé.

A quoi servait le mouchoir ? Surtout à se moucher mais aussi sécher des larmes, débarbouiller un enfant, se protéger du soleil (un nœud aux 4 coins et posé sur la tête), se protéger de la sueur dans le cou, de doudou, de se protéger des mauvaises odeurs, pour dire au revoir, essuyer les lunettes …
 
Le mouchoir « tour de cou » a eu un avenir florissant puisqu’il est à l’origine des écharpes et des foulards.

Les pochettes. Les poches de poitrine des vestes des hommes ont d’abord servi à mettre le mouchoir. Ensuite, l’homme a 2 mouchoirs, un dans la poche du pantalon, un plus petit dans la poche poitrine de la veste. Ce mouchoir en fil est plié de telle sorte qu’il dépasse légèrement de la poche. Vers 1920 « la pochette » devient un accessoire de mode. Ces pochettes étaient utilisées pour des jours particuliers, surtout les mariages. Elles ressurgissent de manière passagère.

Le mouchoir de communion solennelle, acheté pour cette occasion, était blanc, brodé et placé dans l’aumônière.

Expressions liées au mouchoir : faire un nœud à son mouchoir, ils sont arrivés dans un mouchoir de poche, terrain grand comme un mouchoir de poche, il ne se mouche pas avec le dos de la cuillère, mettre son mouchoir pardessus…. 

Jeux avec le mouchoir : jeu du mouchoir, colin maillard

Le mouchoir en papier. Originaire du Canada, est arrivé en France vers 1960. Apprécié, il est pratique, jetable, hygiénique et doux. 20 milliards de ces mouchoirs sont vendus chaque année en France. Combien d’arbres se retrouvent dans votre poche ? 

Histoire locale : les croix de Savignac

La croix de mission
En 1872, le conseil de fabrique (équivalent du conseil municipal pour l’église) souhaite établir une croix de mission dont les frais seront couverts par une souscription volontaire des paroissiens. La croix se situe entre le mur du cimetière et la maison Bienvenu. De nombreux éléments sont perdus ou ont été minés par la rouille. Ces croix de mission nombreuses dans le canton ont été installées à la fin du 19ème, début du 20ème

La croix de Golse

C’est une simple croix en pierre à 300m à l’ouest du village. La Famille Golse qui habitait Couderc avait fait une demande pour installer cette croix à la fin du 19ème début 20ème.

vendredi 30 décembre 2016

Connaissez- vous cet objet ?


Cet objet trouvé dans un grenier à Savignac est en fer blanc et son manche en partie en bois. Il mesure 67 cm. La partie inférieure n’est pas plate et n’est pas percée.

samedi 8 octobre 2016

Histoire locale : Savignac en 1817, il y a 200 ans


 


Mazaré Bernard, recteur : 924 : maison, 925 : patus, 926 : parc, 927 : hangar, 928 : jardin, 929 : chai, 936 : grange, 938 : patus

Fonroques, forgeron : 932 : maison, 933 : jardin, 934 : boutique, 935 : grange, 937 : patus

Carles, cultivateur : 939 : maison, 940, 941 : patus, 944 : jardin, 441 : grange

Rouquié, cultivateur : 942 : maison et grange, 943 : jardin

Cambou, cultivateur : 945 : maison, 946 : jardin

Poumarat, tisserand : 443 : maison

 931 : cimetière

Patus : cour

Reconnaissez-vous ces objets ?