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vendredi 8 mars 2024

Un peu plus sur les châtaignes


Jadis, d’octobre à mars la châtaigne était le principal aliment de certaines régions, la Dordogne, l’Ardèche, la Corse les Cévennes, le Limousin etc. Le châtaignier était « l’arbre à pain »

Le livre « Jacquou le croquant » écrit par Eugène ROY en 1896-1897 indique que Jacquou en hiver n’avait survécu que grâce aux châtaignes trouvées sous les feuilles.

A Savignac, les châtaigniers sont très rares et pourtant nous avons toujours mangé des châtaignes. A l’automne des vendeurs de La Capelle, Gavaudun venaient alimenter le marché de Monflanquin. Il y avait une autre solution, « acheter un châtaignier » une façon de dire que l’on achetait une journée de récolte de châtaignes produites par un arbre et que l’on allait cueillir.

On utilisait les châtaignes de plusieurs manières :

-les châtaignes bouillies avec la peau appelées « tétounes » car après la cuisson on aspirait le contenu.

-les châtaignes bouillies : après les avoir pelées on les faisait bouillir entre 20 et 40 mn en ajoutant dans l’eau, 2 feuilles de figuier et du sel.

-les châtaignes grillées : on utilisait une poêle trouée posée sur un trépied sur le feu dans la cheminée, l’ancêtre du grilloir mécanique. Avant il fallait enlever un petit morceau de peau de châtaigne sinon elle explosait. Les châtaignes cuites étaient placées dans un journal ce qui facilitait l’élimination de la peau. La poêle trouée a été supplantée par le diable qui peut être utilisé sur le gaz.

Sur les foires existaient les marchands de châtaignes qui attiraient les passants en criant « chauds les marrons ». Un cornet de papier journal servait d’emballage.

Cette photo est celle de M. Lartigue de Savignac faisant griller des châtaignes pour la St André à Monflanquin vers 1980.

L’utilisation des châtaignes s’est beaucoup diversifiée on les retrouve dans les soupes, les gâteaux, la charcuterie, la confiture, les marrons glacés, les volailles etc.

La première soirée châtaigne organisée par le Comité des fêtes a eu lieu en 2003 sans beaucoup de succès. De 2014 à 2017 la même association se relance avec beaucoup plus de réussite. Il y avait à ce moment-là beaucoup de retraités actifs qui ont pris en charge la cueillette pendant 3 années. C’est ainsi que nous sommes allés en Dordogne chez des amis, dans les bois de Buffevent à Lacaussade et chez Pierre Boissière à Gavaudun.

mercredi 21 décembre 2022

Le petit patrimoine rural : les fers à gaufres sèches, lous crubélets

Un détail du tableau réalisé par Brueghel en 1559, nous montre les éléments nécessaires à la fabrication des gaufres.

La pâte, le gaufrier à 2 longs manches posé sur un genre de trépied au-dessus d’un feu de bois.

La chaise basse indispensable pour être au niveau du travail.

Les seules différences avec les grands-mères des années 50 de Savignac sont l’absence de coiffe remplacée par un petit chignon et le vêtement coloré remplacé par un tablier noir.

Les gaufriers anciens ont été récupérés chez les membres du 3ème âge de Savignac et des savignacais.

Le gaufrier est constitué de 2 palettes en fer forgé ou en fonte, rarement rondes, le plus souvent rectangulaires munies de très longs manches toujours en fer, articulés sur une charnière pour que les palettes se ferment comme une tenaille. Les faces internes des palettes sont décorées de motifs anciens riches ou simples forgés à chaud. Parfois les faces internes des plaques ont le même motif, mais le plus souvent ils sont différents. Sur les faces externes des plaques, il y a parfois les initiales du forgeron. Les gaufriers étaient fabriqués par les forgerons des villages, plus tard la fabrication deviendra industrielle.

Les fers à gaufres les plus anciens sont forgés d’un seul morceau les plaques sont épaisses de 7mm, les manches sont longs. Le poids global est d’environ 4kg.

Ensuite le poids diminue, environ 2kg, ainsi que la taille et l’épaisseur des plaques. Le poids global est d’environ 2kg.




A La Bastide (St Aubin) habitait le grand père d’Yvette Barre, celui-ci avait commandé un fer à gaufre au forgeron Deroux de Savignac. Le forgeron tardant à le faire M. Caussil est revenu à la forge et n’a trouvé que la femme du forgeron, voyant un fer à gaufre il a demandé si on pouvait le lui prêter. C’est ainsi que ce curieux fer se trouve encore à La Bastide.

M. Deroux habitait en face du jardin de B. Campagnac. C’était le grand-père de Louis Couffignal, né à Savignac, mais déclaré à Monflanquin où habitaient ses parents. Louis Couffignal était un mathématicien célèbre. A Villeneuve sur Lot, une rue et un Lycée portent son nom. Après le décès de son père, sa mère était revenue habiter Savignac, les plus anciens se souviennent d’elle.





Le nom est Delrieu l’arrière-grand-père d’Oswald Aureille qui habitait au Plantous

Sur la photographie 11, ce gaufrier avec une décoration simple a été offert à la mère d’Yvonne Faux pour son mariage en 1930. Il a été fait par son oncle A. Queille forgeron à Biron, seules ses initiales A Q et un chiffre 670 sont notés.

Sur ce fer de la photographie 12 se trouve un monogramme H T, Henri Trougnac habitant à Costes et grand-père de Marie-France Tardif et de Cécile Amblard.

Enfin le gaufrier arrivé à Savignac par la famille Battistin représente la basilique de Lourdes et la grotte (photographie 13). La basilique a été construite entre 1866 et 1871. La qualité du dessin fait penser à une réalisation industrielle.

Merci à toutes les familles qui ont recherché leurs gaufriers.

***

Si vous voulez vous lancer à la fabrication des gaufres sèches à l’ancienne, voilà la recette.

Pour 45 gaufres : 500 g de farine, 1 œuf, 300 g de sucre, 6 cuillerées à soupe d’huile, ½ litre d’eau environ, une pincée de sel, parfum sucre vanillé fleur d’orange …L’huile peut être remplacée par du beurre.

La Pâte : faire une fontaine avec la farine, ajoutez les différents ingrédients, remuez en ajoutant l’eau jusqu’à l’obtention d’une pâte plus fluide qu’une pâte à crêpes.

La cuisson : huiler le fer sur les 2 faces avant de commencer et recommencer à chaque fois si la pâte accroche. Chauffer le fer de chaque côté avant de mettre la pâte. Mette la pâte. Faire cuire de chaque côté environ 2 mn ;(à l’usage cela dépend du fer et du feu)

Si vous n’avez pas : un fer à gaufres, nous vous en prêterons :

·       un trépied, nous vous en prêterons un. (Remplaçable par un trépied à gaz)

·       une chaise basse, nous vous en prêterons une.

Il vous reste à trouver le courage !!!! Surtout dites-vous bien que « c’est en forgeant qu’on devient forgeron »

Les gaufres dans le nord de la France et en Belgique sont rondes ou carrées. Les ingrédients pour faire la pâte sont plus riches, du beurre, du lait et des œufs. Autrefois, les gaufriers ronds étaient posés sur un support rond qui s’adaptai aux gazinières à bois ou à charbon. Les gaufres ressemblent à celles que nous pouvons faire avec des gaufriers industriels.

dimanche 16 octobre 2022

Le petit patrimoine rural : les fours à pain

 En 1797, on recense 8 fours à pain dans la paroisse de Savignac. Il est probable que ces fours correspondent aux fours banaux ou chacun venait faire cuire son pain moyennant une redevance. Ces fours appartiennent tous aux notables de la paroisse.

Au cours du 19ème siècle des fours ont été construits dans presque toutes les maisons. Les fours peuvent être inclus dans la maison ou accolés à celle-ci ou totalement séparés.

 


Le four de Fonclare était accolé à la maison datant de 1857. Sa surface au sol est de 8,20 m2. Les murs extérieurs sont construits avec des pierres locales liées avec de la terre. Le toit à un pan est couvert de tuiles canal. Les seules pierres taillées sont celles qui limitent l’ouverture du four.

Le soubassement du four est rempli de pierres et de terre. Sur ce soubassement est construit un mur et au-dessus la voute en pierre et argile. La voute et les parois latérales de la voute sont comblées avec des pierres. La sole d’environ 5m2 est recouverte de tuiles réfractaires.

L’intérêt de la forme en voute et des matériaux est d’absorber la chaleur pour la restituer au moment de la cuisson du pain. Au-dessus de la voute la couche de pierraille assure l’isolation du four.

vendredi 8 juillet 2022

Le patrimoine rural : les pigeonniers

Le pigeonnier d’Esclauses, encore un pigeonnier de maire !

Il est impossible de parler du pigeonnier d’Esclauses sans parler d’Adrien Fabre.

Adrien Barthélémy Fabre était l’arrière-petit-fils d’Antoine Magnac qui fut un maire nommé sous Louis Philippe en 1837. Adrien Fabre deviendra également maire nommé en 1871 sous la 3ème république, ce mandat durera un an. Ensuite il sera maire élu de 1896 à 1904.

Entre 1880 et 1890, il fit construire la maison d’Esclauses, le pigeonnier, des fours,des étuves tournantes gigantesques, un rucher, il avait dit-on envisagé de faire construire une passerelle enjambant une petite vallée pour atteindre La Savate où il souhaitait être « enterré en face de la grande allée du milieu de la vigne ».

Il fut finalement enterré au cimetière de Savignac en 1919 âgé de 82 ans. La transmission orale indique que ce fût un enterrement civil, ce qui était très rare à l’époque. Le curé Vestraètre n’a pas voulu que le cercueil passe sous le porche donc il est passé par-dessus le mur du cimetière. Le jour de l’enterrement il y avait catéchisme et le prêtre avait enfermé les enfants dans l’église pour qu’ils ne voient pas « ce triste évènement ».

Son caveau se trouve à côté de l’ossuaire, Il présente une particularité : une colonne brisée pour certains cela serait un symbole de la franc maçonnerie pour d’autres cette colonne indique une sépulture d’enfant mort prématurément ce qui fut le cas de sa fille unique.

Dans son testament, en 1912, A. Fabre lègue la totalité de ses biens à la Société des Agriculteurs de France à Paris à condition que celle-ci laisse gratuitement l’usage des locaux à la SOCIETE COOPERATIVE de Villeneuve sur Lot.

La Société des Agriculteurs de France devra mettre la propriété d’Esclauses à la disposition d’une société philanthropique et éventuellement créer à Esclauses « une école pratique d’agriculture, ou des champs d’expériences ».

En cas de refus par la Société des Agriculteurs de France, « je désigne comme légataire universel le Département du Lot et Garonne, si celui-ci refuse je désigne la commune de Savignac de Monflanquin ». Le département acceptera le legs et revendra Esclauses à des particuliers.

En somme Adrien Fabre a surtout exercé la profession de Négociant, la propriété d’Esclauses était confiée à des domestiques hommes et femmes.

Le pigeonnier d’Esclauses est le dernier construit vers 1885 (seule date notée par le plâtrier).

Le pigeonnier haut de 22 m est construit sur un vide sanitaire, on accède à l’intérieur du pigeonnier par 2 marches.

Extérieurement : Le toit est couvert de tuiles plates et présente 4 aires d’envol bâties en pierre. Au sommet du toit se trouvent 2 épis de faitage en brique et un paratonnerre dont le câble descend le long du mur nord puis passe dans le sol pour arriver dans un puits, ce qui est une originalité. Sur les murs extérieurs crépis avec un mélange de chaux et sable on ne distingue que 2 niveaux séparés par 3 épaisseurs de pierre plates ayant pour but d’empêcher les prédateurs de grimper. Dans le bâti des ouvertures sont incluse de briques plates rouges. Le nombre d’ouvertures varie de 2 à 4 en fonction de l’orientation.

A l’intérieur il y a 3 niveaux auxquels on accède par des échelles. Les murs crépis de chaux et sable sont épais de 50 cm.

L’intérieur du toit était divisé en 4 niveaux de charpente et les nids en bois occupaient tous les niveaux à la périphérie du toit.

Le niveau supérieur correspondant aux petites fenêtres a un hourdis en briquettes sur lequel s’accumulaient les fientes des pigeons. Les ouvertures permettaient d’aérer et d’éclairer le pigeonnier.

Le rôle des 2 autres niveaux n’est pas connu.

Le pigeonnier a été construit avec de la pierre locale, du sable provenant d’une gravière construite au pont de Renac, les briquettes rouges et les tuiles du toit venant de la briquèterie SERT appartenant à la famille de sa femme


Le pigeonnier a abrité une cinquantaine de pigeons jusqu’en 2018.

 Une restauration a été effectuée en 2018. La toiture a été entièrement reconstruite à l’identique et 2 épis de faitage ont été replacés.

5 Générations à l’école de Savignac : Famille Delcaillou

 


samedi 16 janvier 2021

HOMMAGE A ANNIE CLOCHARD

 

En tant que Maire et ami, je suis tout particulièrement ému du décès d’Annie CLOCHARD, ce 25 octobre dernier, suite de sa longue maladie.

 Annie a été conseillère municipale de 2001 à 2005. Puis, elle a été embauchée par la Mairie, le 12 août 2005, en tant qu’agent technique.

 Elle était notre cantinière,  avec ses compétences culinaires où les enfants et enseignants se régalaient et aussi en tant qu’organisatrice des TAP (Temps d’Activité Périscolaires) où elle a mis à disposition, aux enfants, son savoir-faire et ses compétences en tant qu’artiste. Elle était lissière et une ancienne élève de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs d’Aubusson, école fondée au XVIII siècle.

 

Le 1er  septembre 2017, elle avait pris sa retraite.

Le personnel, les élus, les Savignacais, les amis, ses filles : Hélène et Marine, lui avons rendu hommage le 11 novembre 2017 lors de son départ à la retraite.

 Annie, a été une femme combattante, en élevant seule ses filles, en luttant, pendant de trop longues années, contre la maladie sans jamais se plaindre.

 

Annie s’est toujours arrangée à être présente malgré les soucis qu’elle rencontrait.

 Annie savait tout faire ou allait sur internet puiser les informations quand elle ne savait pas ! Réparer sa voiture, sa tondeuse…

 Elle a pu profiter de ses 4 petits-enfants. Sa famille était sa raison de vivre.

 

Elle participait, à presque toutes les manifestations dans le village où elle appréciait de passer de bons moments si rares entre amis à une bonne table.

 Nous ne pourrons plus profiter de ton sourire, ta bonne humeur, de tes compétences mais nous ne t’oublierons jamais. Tu resteras dans nos cœurs.

Départ de M. et Mme Jérémy CARTER et arrivée d’un nouvel habitant, M. AL EDGINGTON

Pour celles et ceux qui connaissent Jérémy et Miriam CARTER, nous vous donnons, ci-dessous, leur message de sympathie.




« Après 31 ans de joie et de bonheur à Lauzel, nous, Jérémy et Miriam Carter et notre famille ont vendu la propriété.

Nous avons vendu Lauzel à un Anglais qui s’appelle Monsieur Al Edgington et nous en sommes sûr qu’il va continuer à conserver chèrement


En Avril 2021, nous ne déménagerons pas loin d’ici, c’est-à-dire à Penne d’Agenais, lieu-dit Montras.

Là-bas il y aura toujours la bienvenue pour nos amis de Savignac !

Nous souhaitons vraiment de continuer les amitiés, partager et assister à des fêtes Savignacaises parce que nous portons vous et Lauzel dans nos cœurs pour toujours. »


 Nous nous rappellerons de vous………….

 Lauzel.



Les tapisseries d'Annie Clochard

 

Annie était lissière, ancienne élève de l’Ecole Nationale des Arts décoratifs d’Aubusson. Les 2 tapisseries sur la première page ont été réalisées sur un métier de basse lisse (travail à l’horizontale) d’après des cartons de Jacques Hippeau qui sont une représentation en couleur de la tapisserie à réaliser. La première tapisserie se nomme « 14 juillet » et la deuxième

« 2 musiciens au tuba »             



                                               

Documentation Brigitte Campagnac

 

***

vendredi 3 janvier 2020

Une institution vieille de 31 ans, le repas de la chasse

Depuis quelques années, les chevreuils avaient élu domicile dans la commune faisant le désespoir des chasseurs aux chiens courants. Aussi les chasseurs ont demandé à la Fédération des chasseurs l’attribution de 2 colliers pour la campagne 1986-1987. La première battue sera faite sous le contrôle de M. Autagne, Lieutenant de louvèterie accompagné de M. Latreille. Les 2 chevreuils seront tués en décembre1987 et congelés chez les chasseurs.

Le premier repas a eu lieu le 7 février 1988. Environ 25 chasseurs et bénévoles ont participé à l’organisation.

Premier menu : soupe au fromage, assiette gourmande, civet, gigues de chevreuil, flageolets, fromage, salade, dessert café ; digestif, vin rouge, Bergerac vieux. 63 habitants de Savignac ont participé au repas dont le prix était de 50 F soit 8 € environ.

Au début, les assiettes, les verres et les couverts étaient fournis par la mairie, mais il fallait les laver avant et après. Cela avait lieu chez les organisateurs ou sous le hangar avec une multitude de trépieds et des claies à prunes en guise d’égouttoirs, une seule fois on a eu un grand chauffe-eau électrique et on a lavé les assiettes dans une maie. Les saladiers, les plats, les louches, les pots à eau, les cafetières avec le café à l’intérieur, les torchons étaient portés par les organisateurs.


 



La soupe était faite sous le hangar, les assiettes de crudités dans la salle, le civet à Janzat, les cuisseaux à la ficelle attachés à un échafaudage devant La Grange, les légumes réchauffés sur des trépieds, les plaques de tartes venaient de Trentels. Tous les récipients nous étaient prêtés par M. Rhodes de Labanie.



Le repas sera organisé tous les 2 ans jusqu’en 2000.

En 1998, la salle traiteur est construite et aménagée et en même temps les couverts de la mairie sont remplacés par les couverts portés par les invités, ce qui a facilité le travail des organisateurs. En 2006 la mairie achète une armoire frigorifique ce qui a encore amélioré le travail. La Société de chasse a acheté 1 congélateur entreposé chez un chasseur, actuellement elle en a 3.Le nombre de chevreuils (+ un peu de sanglier) augmentant, la société qui réservait le repas aux chasseurs et aux habitants de Savignac, l’a ouvert aux parents et amis et le repas est devenu annuel. Le menu n’a guère changé, l’entrée a été améliorée avec du jambon de sanglier, du pâté et des terrines de chevreuil préparées à Carmié Bas et cuites au Bossu. Des gigues à la ficelle, nous sommes passés aux grillades puis à la plancha, des cacahouètes aux brochettes d’abats …..

Les chasseurs en 1987 1er chevreuil

en 2019, les tenues, les moyens de locomotion 
et de communication des 
chasseurs ont beaucoup évolué



dimanche 13 octobre 2019

De la RATP à ELLOA





Jean Luc Izzo, pizzaiolo
Après une carrière de 30 ans à Paris comme chauffeur de bus à la RATP, il travaille dans un restaurant du Val d’Oise où il apprend le métier de pizzaiolo.
Sa mère et sa sœur habitant Villeréal, il décide avec son épouse de venir en Lot te Garonne et s’installe à Castennaud de Gratecambe. 
Il est embauché à Distri Bat 47 et licencié au bout de 2 ans, il entre à l’entreprise CBS où il reste encore 2 ans.
En 2014, il achète son camion et devient pizzaiolo. Il cible la clientèle des villages avec laquelle il a de très bonnes relations. En juillet et août il s’installe à Pierre et Vacances. Son épouse, comptable, retraitée en novembre, deviendra la comptable de l’entreprise
Sa carte comprend 23 types de pizzas. Il vient à Savignac le 1er et 3ème mardi du mois sur le parking du bâtiment scolaire de 18 h à 21 h.

Pour commander ou se renseigner : 06.87.44.02.05.


vendredi 30 décembre 2016

Histoire locale : une famille de carillonneurs

Yvan Cancé et sa femme Elise ont sonné les cloches de Savignac de 1935 à 1959. Après le décès d’Yvan, c’est sa fille Reine qui le remplace jusqu’à l’électrification des cloches en 1980.

La famille Cancé habitait Neupans, une ferme actuellement démolie, située en face du château d’eau actuel.

 Longtemps, les cloches ont été un moyen de communication, d’information, d’alerte et d’appel civil ou religieux pour la commune et les communes voisines. A cette époque, les balanciers des cloches étaient reliés à 2 cordes qui après avoir traversé le plancher de la tribune aboutissaient à gauche de la nef.

Le rythme des sonneries n’était pas laissé à la discrétion du sonneur, mais était codifié, sauf pour certains cas, par l’église.

Le rythme de frappe, volée, tintements, nombre de coups, combinaison des deux, utilisation d’une ou deux cloches permettent de coder un grand nombre de messages.

Tous les jours : il y avait l’Angélus à 7 h  3 fois 3 coups avec la grosse cloche, puis à la volée avec la petite cloche. A 12 h 3 fois 3 coups avec la grosse cloche, le soir l’Angélus à 7 h  identique à celui du matin.

 Le dimanche ordinaire, messe à 9 h : 1 h avant la messe, sonnerie de la grosse cloche à la volée, « le premier », ½ h avant la messe 40 coups avec la grosse cloche puis à la volée « le second », appel des fidèles , 9 h entrée à la messe, 3 coups.

Pendant la messe, à l’élévation, 3 fois 3 coups avec la grosse cloche puis à la volée avec la grosse cloche.

Jours de fêtes, 2 messes, une à 8 h une à 11 h avec des sonneries identiques à celles des messes ordinaires.

Vêpres à 14 h : sonneries identiques à celles d’une messe.

Pâques : Les cloches sont muettes entre le jeudi saint et le samedi. « Elles sont parties à Rome » Les cloches sonnaient le samedi soir pour annoncer leur retour et la fête.

Baptêmes : à la fin de la cérémonie, sonnerie à la volée de la grosse cloche.

Mariages : Les 2 cloches sonnent à la volée dès que le cortège venant de la mairie arrive en vue de l’église il en est de même à la fin de la cérémonie.

Décès, le glas : Rarement les cloches de Savignac ont sonné à coups pour une agonie.

Après le décès, si celui-ci a lieu dans l’après midi, le premier glas est sonné avant le coucher du soleil, le deuxième, le lendemain matin avant le lever du soleil, le troisième avant le coucher du soleil.

Pour les hommes : 3 fois 3 coups puis à la volée avec la grosse cloche.

Pour les femmes : 2 fois 2 coups puis à la volée avec la grosse cloche.

La Toussaint : le soir de 9 h à 11h, les cloches sonnaient le glas avec des arrêts de 10 minutes. Ensuite il était de coutume d’aller manger les châtaignes chez Laduranty (Emery actuel) arrosées de vin nouveau.

Déclaration de la guerre 1939-1945 comme celles de toutes les communes de France, les 2 cloches ont sonné.

Armistice, mai 1945 : les gens de la commune, jeunes et moins jeunes se sont réunis pour sonner toute la journée et toute la nuit et chacun avait apporté à manger et à boire. L’église était pleine. Le Curé Vestraëtre est venu plusieurs fois du presbytère pour dire que les cloches allaient être usées !!!

Le lendemain était un dimanche et le curé de dire « Yvan qu’est-ce qu’il y a dans les bénitiers », « ce sont des fientes » Le pauvre Curé Vestraëtre devait avoir la vue un peu faible, car il s’agissait de noyaux de cerises et de prunes à l’eau de vie.

La cloche sonnait aussi pour annoncer un incendie et si le ciel était menaçant pour dissiper les orages. Sur la grosse cloche il est écrit « lorsque j’aurai reçu l’onction sainte je conjurerai l’orage ».

La grosse cloche était entendue en fonction des vents à Soubirous, Monflanquin, Monségur …..

Yvan Cancé aimait les jeunes qui le lui rendaient bien en lui faisant des blagues, ils entouraient le battant des cloches avec un sac, le son n’était plus le même !!! Les jours de fête, ils tiraient tellement sur la petite cloche que celle-ci tournait. Dans les 2 cas il fallait monter au clocher réparer les dégâts.

Comment le carillonneur était-il rétribué ? Chaque famille donnait soit de l’argent, soit un panier de blé ou de maïs ….. qui était entreposé aux quatre coins de la commune.

Yvan Cancé était aussi appariteur. A la sortie de la messe, il annonçait les nouvelles : l’installation d’un artisan, les déclarations à faire à la mairie….Ensuite les nouvelles étaient affichées contre le mur de la maison Laduranty, (Emery actuel).

Maintenant, Les cloches sonnent l’Angélus, les heures et les demi-heures.


D’après un entretien avec Reine Réaust.

samedi 8 octobre 2016

Famille David Yannick, Elodie, Cassandra, Lilyana, Lotissement La Fontaine

La famille s’est installée à Savignac il y a un an pour se rapprocher de son lieu de travail et vivre à la campagne dans la tranquillité. Ils ont trouvé leur maison sur « Le bon coin » !!!

Ils sont originaires tous les deux de la région de Rocamadour (Lot)

Yannick est chauffeur poids lourd dans l’entreprise Sud Ouest Aliment à St Sylvestre. Il fait des livraisons de d’aliments dans les fermes pour les Centres équestres, les élevages de vaches, canards, poules,….

Elodie est préparatrice en pharmacie au Pôle de Santé de Villeneuve. Actuellement en congé de maternité, elle a un peu de temps pour s’intéresser au jardinage

Mariés à Savignac en 2015, ils ont deux filles : Cassandra, 5 ans, élève de l’école maternelle à La Sauvetat en grande section et Lilyana, 1 mois et demi.

 

dimanche 12 juillet 2015

Les accents


Un sondage révèle que l’accent le plus sexy et le plus charmant est celui de Toulouse, nous avons toutes nos chances !

Si les langues régionales disparaissent progressivement, les accents locaux persistent. Ces accents ont été parfois source de moquerie, ils ont fait et font toujours recette.

Que serait la vache « Marguerite » sans l’accent de Fernandel ?

Les publicitaires l’ont toujours senti, Maïté a fait vendre des tonnes de « Bonux ».                                         

Nougaro et Cabrel ont eu du mérite à se faire un nom en conservant leur accent du sud-ouest.

L’accent revient à la mode, Les Ch’tis sont restés en haut de l’affiche pendant des mois ou même des années.

Dans les années 1980, un nouvel accent a timidement émergé, c’est l’accent dit des « banlieues » qui transparait dans le rap. Il est devenu un parler jeune et branché.

Autrefois, l’accent des tourangeaux était considéré comme le plus « pur », langage des rois, il s’est imposé comme la norme.

Puis avec la centralisation l’accent référence est celui qui est utilisé dans les médias, la vie politique ou par les élites. Heureusement Radio 4   n’a pas encore ces critères de recrutement.

Les oiseaux ont aussi des accents régionaux, un merle rural de Savignac ne reconnaît pas une merlette citadine de Paris.

« Une France sans accent serait aussi triste qu’un village d’appartements témoins ou un repas à un seul ingrédient » (J.B De Montvalon)

dimanche 12 avril 2015

Famille Jérémy Roques, Marine Defianas et Amaïa-Lou, La Cambe de l’homme, avril 2015

Jérémy est né à Villeneuve sur Lot, après être allé à l’école Ste Catherine, il obtient un C.A.P. carrosserie peinture à la Palme à Agen. Ne trouant pas de travail dans son domaine, il entre à la société VEOLIA à Villeneuve sur Lot, puis à la SAUR à Monflanquin en 2005.

Jérémy est passionné de sports mécaniques en particulier de moto, il aime aussi les soirées barbecues avec les amis !!!

Marine née à Villeneuve a grandi à Ste Livrade et St Etienne de Fougères. Après l’école à St Pierre à Casseneuil, elle part au Lycée Georges Leygues. Elle obtient un diplôme de Responsable Commercial en Agro-alimentaire. Mais en fin de compte, c’est dans les maisons de retraite et le milieu hospitalier qu’elle acquiert 5 ans d’expérience professionnelle.

Actuellement, Marine est auto-entrepreneur en tant que créatrice d’accessoires de puériculture et mode pour enfants : « P’tit Lou » La commercialisation se fait par internet (www.alittlemarket.com/P-tit-lou).

Marine fait de la danse « Modern-Jazz » depuis 1991 à l’association « Art’Cadence » de Ste Livrade.

Jérémy et Marine ont une petite fille Amaïa-Lou de 2 ans et demi très coquine et autonome prête à rentrer à l’école maternelle.

La maison de la Cambe de l’homme a été achetée en 2012. Une tornade est passée autour de la maison et dans la maison. De la maison construite en 1902, il ne reste que les murs et la charpente, tout a été réaménagé avec l’aide de la famille, des amis et des personnes de la commune que Jérémy et Marine remercient. Ils ont encore des choses à faire et beaucoup d’idées, mais cela avance.

mardi 23 décembre 2014

Linda et Owen Bull, Laroque


Après des vies dans le business management et l'organisation de spectacles à Birmingham en Angleterre, Linda et Owen se sont installés à Savignac en 2011. Alors qu'ils avaient posé leurs valises à Collioures, ils tombent sous le charme de la maison de Laroque. C'est finalement la paix et la tranquillité de Savignac qui les a conquis.

Ils y vivent une douce retraite au milieu des chênes ancestraux et de leurs chats.

Ils sont particulièrement amateurs de cricket et de musique classique. Ils aiment beaucoup marcher dans la campagne, entretenir leur jardin et recevoir leur fils Richard, leur famille et leur nombreux amis.

dimanche 12 octobre 2014

Annie Clochard, lissière au Tuc Savignac


Annie participe à l'exposition : "Aubusson XVII-XXI Tapisseries anciennes et contemporaines d'Aubusson" à l'église des jacobins à Agen. Les tapisseries exposées proviennent du Musée d'Aubusson.


Annie  a été contactée car elle avait réalisé des tapisseries d'après les cartons de Pierre Lèbe, lequel avait légué  ses œuvres, céramiques, pastels   au musée des Jacobins à Agen.

Ainsi, elle a participé à des démonstrations de tissage devant un public nombreux et intéressé.

Beaucoup de questions ont été posées et certains dont des enfants ont même essayé de tisser.

Annie était présente au musée des Jacobins pendant les Journées du patrimoine, le 20 et 21 septembre.

D'où venons-nous ? Pascal Skaria, Patricia Jeanvoine, le Bourg

Pascal est né à Roubaix et est descendu dans le Lot pour son travail, puis ensuite à Monflanquin où il a connu Patricia.

Actuellement, il travaille à Montayral en tant que tuyauteur soudeur.

Pascal a 4 enfants et 5 petits enfants qui habitent en Aveyron et dans le Lot.

Pascal est un homme serviable, et comme il est bricoleur, c'est un homme très demandé.

Patricia est la fille de Huguette et Claude Frankoual, son père est bien connu à Savignac car il a été facteur de nombreuses années.

En 1983, Patricia s'installe à Savignac En 2004, son mari, Michel Jeanvoine décède subitement et en 2006 elle s'installe avec Pascal au bourg.

Patricia a deux filles, Virginie qui habite Monflanquin et Marion qui habite à côté de Bergerac.

Patricia a toujours travaillé dans la restauration ou les cafés. Actuellement, elle travaille au Collège Anatole France où elle prépare les entrées froides.

Pascal et Patricia sont des supporters assidus des équipes de rugby de Monflanquin et Villeréal.

Dans 1 ans 2 ans peut-être ils habiteront dans la maison Merciéka. En attendant, Pascal a l'occasion d'exercer ses talents manuels, car il est l'acteur de base de la restauration.

La première maison a été construite en 1865 et habitée par un "artiste vétérinaire", puis ensuite par la famille Calmette. M. Calmette était charron, il fafricait des charrettes, des tombereaux, des brouettes et même les cercueils. . Elle a aussi abrité la Poste rurale et le téléphone, le dépôt de pain du boulanger de Calviac. M. Calmette a été aussi facteur pendant 17 ans, remplacé ensuite par M. Cancé, le père de Reine Réaust.

Histoire locale : la création des municipalités (suite)

Sous Louis Napoléon Bonaparte Président
Élections en mai 1849 : maire Jean Goulfié

Élections en janvier 1852, maire nommé : Nicolas Paillé Fonclare

 Napoléon III, l'Empire 1852-1870

Élections le 14 juillet 1855, maire nommé : Nicolas Paillé Fonclare
 
Élections août 1860, 23 juillet 1865 maire nommé : Marie Jules Bonaventure Duchesne de Beaumanoir, le Pergoire

Élections en août 1870maire nommé : Nicolas Paillé Fonclare

 La IIIe République 1870-1946

2 octobre 1870 : installation d'une commission municipale, maire président nommé : Adrien Fabre Esclauzes.
Élections 30 avril 1871 maire nommé : Adrien Fabre, Esclauzes

Élections le 25 mai 1871 maire élu : Jean Fauché, La Castagnal

Janvier 1874, maire nommé Jean Fauché, La Castagnal

8 octobre 1876 et 23 janvier 1878 maire élu : François Blatte, Bécade

Élections 9 et 16 janvier 1881,4et 11 mai 1884 maire élu : Jean Fauché La Castagnal

Élections 6 et 13 mai 1888 maire élu : Denis Lascombes Las Calprades

Élections 1 et 8 mai 1892 maire élu Adrien Fabre Esclauzes

Élections 3 et 10 mai 1896 maire élu Adrien Fabre Esclauzes

Élections 6 et 13 mai 1900 maire élu Adrien Fabre Esclauzes

 A partir de cette date le nombre de conseillers qui était de 12 est réduit à 10 car la commune a moins de 500 habitants (à suivre)

jeudi 26 juin 2014

Elodie Teyssié Plaine de Bécade 2014

Elodie est originaire de Corrèze. Elle est arrivée en Lot et Garonne à l'âge de 10 ans son père étant opticien à Fumel.. Après des études au lycée de Fumel, elle va à Bordeaux pendant un an en formation accélérée pour adulte pour obtenir un CAP et un BEP esthétique. Ella travaillé pendant 8 ans chez Yves Rocher à Villeneuve.

Très intéressée par les chiens, elle s'implique dans le placement des chiens abandonnés et dans la SPA.

En 2007, Elodie décide de se lancer dans l'élevage des "Petits bouts de chiens". C'est ainsi qu'elle achète la maison de Rejane et Jean Mirous dans laqelle elle vit avec ses deux enfants, Elisa, 14 ans élève au collège Crochepierre à Courbiac et Mathis 8 ans, élève à l'école primaire de Ste Radegonde.

Après une autorisation de la préfecture, elle a obtenu
le certificat de capacité"élevage animaux domestiques" pour 49 chiens.

Les chiens élevés sont des chihuahuas, des caniches, des carlins, des yorkshire, des sharpei…

Tout l'élevage est rationalisé, mais manifestement ces chiens sont très heureux de leur cadre de vie.

Si vous souhaitez visiter l'élevage prenez rendez-vous. Tel : 06.65.35.64.75