Affichage des articles dont le libellé est Souvenir. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Souvenir. Afficher tous les articles

samedi 16 octobre 2021

Le patrimoine rural, les pigeonniers (suite)

 Les pigeonniers du Comte-Bas

Aucune maison n’a eu autant de lieux-dits que celle-là, appelée, à « Maison neuve » en1797, au « Pont de Jean Barthe » en 1856, à « Bringuet » en 1881, puis au « Comte », enfin au « Comte-Bas ». Cette maison au moins au début du 20ème siècle était appelée  « Aux pigeonniers »

Les premiers bâtiments datent du 18ème siècle. Pendant tout le 19ème et début du 20ème, cette petite propriété appartenait à la famille Labay, les hommes étant charpentiers. Ils ont probablement bâti les deux pigeonniers.

Aucune inscription ne permet de dater les deux pigeonniers.


Le plus petit des deux est inclus dans la maison et construit sur un four à pain, il serait donc antérieur à 1797.Le toit à 4 pans, couvert de tuiles plates avait au moins une aire d’envol au sud et un épi de faitage

A noter la maison construite en pierre et terre avec au-dessus de la porte d’entrée une avancée en bois.

Le deuxième pigeonnier était isolé puis petit à petit rattaché à la grange primitive par différentes constructions. Il date certainement du 19ème.

On accédait au pigeonnier par un escalier extérieur en pierre muni d’une rampe en bois. On accède actuellement à ce pigeonnier par une porte à l’intérieur d’un bâtiment. La partie basse de la porte a été murée, la partie haute transformée en fenêtre.

Ces deux pigeonniers ont subi de nombreuses restaurations ils ont perdu leur rôle primitif d’abriter des pigeons car les aires d’envol ont été supprimées en raison des nuisances causées par les fientes.

dimanche 14 juillet 2019

L’objet insolite


 Cet objet a été trouvé dans la famille Eyma (ancienne boulangerie). La manette en haut permet d’ouvrir et de fermer le cône en tôle. Qui connait ?




 

samedi 15 avril 2017

Un savignacais au TOGO

Afin de partir au Togo, sur le continent africain, il m’a fallu faire des démarches administratives : passeport, carnet de vaccination (fièvre jaune obligatoire)), visa de la république togolaise, certificat d’hébergement car j’allais être logé chez l’habitant mon copain de voyage, Noël, peintre en milieu périlleux.

Départ de Savignac le 10 janvier 2017 afin de me rendre à Agen pour prendre IDTGV qui va me conduire à Paris Montparnasse. Noêl m’attend avec sa voiture afin de nous rendre à l’aéroport Paris Charles de Gaulle enregistrer nos bagages. C’est le 11 janvier que nous embarquons à bord d’un Airbus A 300, direction Bruxelles, puis changement d’avion, embarquement à bord d’un Airbus

A330/300, direction Lomé, capitale du Togo, via Accra, capitale du Ghana (repas chaud, rafraichissements à bord et divertissements audio vidéo). Nous volons à une altitude de 1100m et à 900 km/h. nous atterrissons à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma à 18 h 30.

Après les formalités de débarquement, me voilà au Togo où le climat équatorial et la chaleur m’obligent à boire régulièrement.

Le couchage se fera sous moustiquaire imprégnée de répulsif et ouf plus de piqures pendant toute la durée de mon séjour. Noël a tout prévu depuis la France afin de m’accueillir chez lui dans son village d’Hlankopé. Tisane de citronnelle et au lit.

A mon réveil, je découvre un paysage magnifique : cocotiers, papayers, manguiers …..

Je me rends compte que dans le village qui est situé à 1 heure de la capitale togolaise dans la région maritime, les plus jeunes enfants n’ont jamais vu d’homme blanc, YOVO. C’est Koh-Lanta de luxe pendant 15 jours : cuisine sur le réchaud à gaz, douche quotidienne avec l’eau du puits.

Le téléphone mobile et internet fonctionnent à plein régime dans ce beau pays, cela me permet de communiquer très facilement avec la France.

Je suis très bien accueilli au Togo par toute la population, entendre les enfants crier YOVO YOVO, bonjour, restera gravé dans ma mémoire tellement la gentillesse et le coté tranquille des togolais m’encouragent à envisager un nouveau séjour au Togo.

Un des mes plus émouvants souvenirs de mon voyage fut de rencontrer le fondateur de l’école « La Méthode ». Ce fondateur, courageux combattant avait fait la guerre aux côtés des français. J’ai pu visiter les salles de classe grâce à Eustacia, la directrice qui a demandé aux élèves, tous en uniforme de chanter pour m’accueillir et me remercier.

Pas besoin de descendre de voiture pour faire des achats, le long des routes (souvent des pistes pleines de nids de poule) nous trouvons toutes sortes de marchandises, cela va de l’essence vendue en bouteille en passant par les fruits et légumes (ananas, bananes, corossol, avocats, patates douces, noix de coco, canne à sucre, manioc, gombo…) mais aussi des mécaniciens, de la quincaillerie, des cercueils, des kits de téléphone….

Le Togo, riche pays, qui possède le seul port autonome en eau profonde de la côte ouest africaine voit accoster des milliers de bateaux.

Le phosphate, l’or, le ciment, le marché de Lomé font parti des richesses de ce pays.

Nous avons dégusté des noix de coco, du dégué (dessert à base de lait caillé et de couscous de mil) du foufou (igname pilé), la pâte (à base de farine de maïs). L’agouti  que nous avons mangé est un rongeur qui ressemble à un gros cochon d’Inde (c’est le plat du roi), il avait été chassé toute la nuit avec les chiens. Nous avons bu du vin de palme qui une fois distillé donne du sodabi, alcool à 70°

J’ai été invité à un baptême, mais pour cela Louis Tossou, couturier renommé à Lomé m’a confectionné des tenues locales.

Noël et moi avons pris un grand moment de détente quand nous sommes allés en voiture dans la région des plateaux où nous avons profité du paysage verdoyant et montagneux. Notre guide nous a conduit à la cascade de Kpimé et là le spectacle du décor naturel et la chaleur aidant nous avons pris un bain des plus joyeux, magnifique journée.

Nous sommes rentrés à Hlankopé de nuit ce qui implique d’être encore plus vigilant afin d’éviter les nids de poule, les zems (taxi moto) sans lumière, les véhicules en panne, les villageois qui circulent à pied  ou à vélo….

Dans toutes les villes et villages traversés, il y a des écoles avec des élèves en uniforme, des églises, d’ailleurs je salue Patrice, le prêtre qui nous a invités à sa table.
 
Etal de fruits dans une rue de Lomé
Village typique de la région des plateaux




 
 
 
 
Nous sommes  le 25 janvier 2017 et mes premières vacances au Togo se terminent. L’avion qui va me ramener en France est annoncé. Je fais mes adieux ou plutôt un  au revoir à Noël. Il est 21 h 30, je décolle pour rejoindre le pays des glaçons, Savignac, car dans la journée de retour je vais faire 6000 km  et je vais devoir m’adapter à un écart de 40° de température.


Texte de Laurent Barre

samedi 16 juillet 2016

Les présidents de la CUMA de Fonclare

Hubert Labay 1966-1990



Christian Faure,1990-2016



Joël Brazzorotto, 2016……

dimanche 12 octobre 2014

Histoire locale : la création des municipalités (suite)

Sous Louis Napoléon Bonaparte Président
Élections en mai 1849 : maire Jean Goulfié

Élections en janvier 1852, maire nommé : Nicolas Paillé Fonclare

 Napoléon III, l'Empire 1852-1870

Élections le 14 juillet 1855, maire nommé : Nicolas Paillé Fonclare
 
Élections août 1860, 23 juillet 1865 maire nommé : Marie Jules Bonaventure Duchesne de Beaumanoir, le Pergoire

Élections en août 1870maire nommé : Nicolas Paillé Fonclare

 La IIIe République 1870-1946

2 octobre 1870 : installation d'une commission municipale, maire président nommé : Adrien Fabre Esclauzes.
Élections 30 avril 1871 maire nommé : Adrien Fabre, Esclauzes

Élections le 25 mai 1871 maire élu : Jean Fauché, La Castagnal

Janvier 1874, maire nommé Jean Fauché, La Castagnal

8 octobre 1876 et 23 janvier 1878 maire élu : François Blatte, Bécade

Élections 9 et 16 janvier 1881,4et 11 mai 1884 maire élu : Jean Fauché La Castagnal

Élections 6 et 13 mai 1888 maire élu : Denis Lascombes Las Calprades

Élections 1 et 8 mai 1892 maire élu Adrien Fabre Esclauzes

Élections 3 et 10 mai 1896 maire élu Adrien Fabre Esclauzes

Élections 6 et 13 mai 1900 maire élu Adrien Fabre Esclauzes

 A partir de cette date le nombre de conseillers qui était de 12 est réduit à 10 car la commune a moins de 500 habitants (à suivre)

samedi 12 avril 2014

Il y a 100 ans : la guerre de 14-18


Comme beaucoup de petites communes rurales, Savignac a payé un lourd tribu à la guerre 14-18.
 
 Le seul monument commun à toutes les communes de France est Le Monument aux morts. Le monument de Savignac a été érigé en 1923 avec l'argent d'une souscription des personnes de la commune et de la mairie. Sur ce monument a été placée une plaque avec les 17 noms des soldats morts à la guerre. Cette plaque a ensuite été transférée dans la chapelle nord de l'église. 3 soldats sont morts des suites de guerre. Sur les 40 jeunes recensés, un seul est rentré indemne. Que faisaient ces jeunes ?
 
La majorité étaient agriculteurs, mais il y avait aussi un boulanger et l'instituteur du village. 2 Soldats sont morts à 20 ans et le plus âgé avait 33 ans. Imaginez que le maire de Savignac, Pierre Goulfié est allé dans toutes ces familles annoncer la mauvaise nouvelle.

A ma connaissance aucun corps n'a été rapatrié. Mais sur les caveaux de certaines familles de Savignac vous pouvez voir une plaque sur laquelle (celle de la photo) il y a :"A LA. MEMOIRE. DE NOTRE FILS ET FRERE. A J. LAURAS. MORT AU CHAMP D'HONNEUR.25-11- 1916" (date du décès), la photo du soldat, et gravées la "Croix de guerre" et la "Médaille militaire" ces distinctions étant automatiquement données aux soldats "Morts pour la France"

Qui a donné ou payé ces plaques ?

Le Souvenir Français se propose de restaurer ces plaques. Il y en a 4 dans le cimetière de Savignac

vendredi 5 juillet 2013

Les réfugiés sanitaires à Savignac pendant la guerre de 39-45 (suite)

"Comme ma soeur Josette et mon frère Roger, j'ai fait le même voyage. Avec des souvenirs de séparation difficile. En arrivant à Savignac j'ai été choisie par Simone Eyma.Nous sommes parties à pied jusqu'à la boulangerie où mon étonnement a été très grand. En effet je n'avais jamais senti ni vu de pain frais et en sortant des restrictions que nous venions de connaître à Bègles tout me semblait magnifique. Quand Simone m'a demandé si j'avais faim ou soif j'ai aussitôt voulu du pain, puis je suis allée voir Monsieur Eyma au fournil. J'étais subjuguée par le pétrin qui brassait la pâte. Puis par la suite sa façon de travailler la pâte et d'enfourner le pain m'étonnait de même que sa dextérité pour sortir les miches une fois cuites. Après quelques jours, je le suivais en tournée dans "le gazogène ". Ensuite je suis partie à la ferme de Luguet chez la famille Lapoujade qui était les parents de Madame Eyma.

Dans la ferme il y avait un journalier du nom de Rigal ( Rigalou) qui était là en permanence. Je me souviens de sa démarche claudicante due à une blessure de guerre qui lui avait laissé une jambe raide. Quand il labourait la pièce de la Thérèse on l'entendait jurer jusqu'au bourg!

J'étais chargée d'aller lui porter le casse-croûte qui devait obligatoirement comporter un oignon et une salière. Je participais, dans la mesure de mes moyens aux travaux des champs, surtout à la récolte des prunes, leur installation sur les claies, puis poussais le chariot dans le séchoir. Une chose qui me fascinait était la confection des tourtières et surtout l'étirement de la pâte sur la table qui était recouverte d'un drap. Le résultat était surprenant et surtout délicieux. Ce qui était délicieux aussi était les pâtisseries que Vovo (Yvonne Eyma) confectionnait à l'occasion des fêtes et mariages. Surtout ses choux à la crème et ses massepains, que Denis faisait cuire dans le four à pain. J'allais de temps en temps garder les vaches dans un pré au bord du Dounech ou je retrouvais ma soeur Josette qui gardait les vaches de Becade.Notre plus grande occupation était la pêche aux écrevisses, pendant que les vaches mangeaient le maïs de Baubie

J'ai passé une très bonne période, à un détail près qui m'a laissé un souvenir impérissable : en pleine nuit des coups très violents ont été frappés aux volets, le pépé et la mémé se sont levés en me demandant de ne pas bouger. Il s'agissait de maquisards qui venaient se ravitailler. Un Jambon, du confit des oeufs et de la farine changèrent de mains. A la fin de la guerre, je suivais Jeannot et Simone dans les fêtes votives des environs. C'était la belle vie! .

Plus tard Madame Eyma est venue vivre dans le bourg dans la maison voisine de Georges Laporte que j'aimais regarder travailler. Tout l'été je faisais le tour des fêtes des environs. Puis la fin de la guerre est arrivée et je suis rentrée chez mes parents. Revenant en vacances surtout à Poutot la ferme de Janot et Simone Raynal à Trentels

Tout ceci mêlant les souvenirs douloureux et heureux d'une période lointaine mais néanmoins gravés dans ma mémoire."
Quelques éléments pour comprendre : Zénobie et Damien Lapoujade habitaient à "Luguet" (Plaine de Bécade actuel). Leur fille Inès était mariée avec Edouard Eyma, boulanger à Savignac. Leur fils Denis, boulanger était marié avec Yvonne Gary. Leur fille Simone est mariée avec Jean Raynal et habitait à cette époque à Trentels.

La pièce de la Thérèse : Un propriétaire de Lauzel avait eu une fille naturelle, Thérèse et il lui a donné ce champ.

mardi 27 décembre 2011

Les médaillés du 11 novembre 2011



Savignac : Les médaillés du 11 novembre

Comme le veut la tradition, une bonne partie des habitants s'est retrouvée à 10h 30 ce vendredi 11 novembre pour commémorer l'anniversaire de l'Armistice de 1918 et les victimes des autres conflits armés. A 11h la messe a été célébrée en l'église Saint Jean-Baptiste, bondée pour l'occasion, par notre nouvel Abbé, le Père Patrick CHASSAIGNE.

Après la bénédiction des tombes et caveaux, une sympathique manifestation s'est déroulée à la salle des fêtes ''La Grange''. En effet, en présence de Mrs D. Soulage, ancien sénateur, M. Calmette et JM Chemin, conseillers généraux, Mme F. Laborde, présidente de la communauté de communes Bastide et Châteaux en Guyenne, M. F. Bordes, maire de Monflanquin, trois personnes ont été honorées de la médaille d'honneur Régionale, Départementale et Communale, échelon Argent.

Tout d'abord Madame Claire MESSINES, secrétaire de mairie de la commune. Pendant plus de 20 ans, elle a exercé dans un certain nombre de communes avant de rejoindre, à mi-temps, Rives en 1990 et Savignac sur Leyze en 2002. La décoration lui a été remise par M. JM Chemin, maire de Rives et conseiller général du canton de Villeréal.

Puis ce fut le tour de M. Christian FAURE, maire-adjoint. Élu de 1983 à 1989 et depuis 1995. Une personnalité incontournable dans la commune. Président de l'association des parents d'élèves pendant plus de 8 ans, président de la société de chasse depuis 1988, président de la CUMA de Fonclares depuis 1990, vice-président de la fédération départementale des CUMAS pendant 10 ans, membre très actif du comité des fêtes local depuis l'âge de 14 ans. Toujours disponible et prêt à rendre service dans un bon esprit. C'est M. M. Calmette, conseiller général du canton qui lui a remis sa distinction.

Enfin c'est l'actuel maire, Serge PIN, élu depuis 1989 qui a été décoré par M. D. Soulage. Au cours de son intervention, l'ancien sénateur a retracé les 20 ans d'engagements du maire au service de la commune. A noter que S. Pin occupe également les fonctions de vice-président de la communauté de communes, en charge de l'urbanisme et membre du comité de pilotage qui travaille sur l'élargissement aux 4 Cantons du périmètre intercommunal ; de vice-président du syndicat d'eau et d'assainissement du nord du lot et de la fédération départementale.
Toutes ces activités ne sont pas forcément connues des Savignacais. Mais tous savent qu'ils seront reçus à la mairie avec toute l'attention nécessaire et qu'ils pourront trouver dans la mesure du possible une solution à leur souci ou un conseil.
Les associations et l'école font aussi partie de ses priorités, il les aide et les soutient dans toutes leurs manifestations.C'est peut-être un Savignacais "importé", mais, il connaît tous les habitants et les moindres recoins de son territoire, ses semelles se sont définitivement accrochées à Savignac !

La Croix de la valeur militaire pour Michel Ginisty

Michel GINISTY est né à Savignac en 1981.
Après l'école primaire du village, il est allé au collège de Monflanquin puis au LEP Couffignal à Villeneuve préparer un CAP de menuisier charpentier.
Après des emplois en intérim, il décide de s"engager dans l'armée. Il intègre l'armée de terre à Martignas en Jalles (33); puis, il rejoint Chalons sur Saône dans le domaine des carburants, ce qui est encore sa spécialité.
Michel fait un séjour au Kosovo, puis un premier séjour à Kaboul (Afghanistan) et deux ans plus tard il repart en Afghanistan dans la trop célèbre vallée de la Kapisa.
Depuis le 17 octobre, il est rentré en France. Michel a été décoré de la Croix de la Valeur Militaire, en novembre ; cette décoration est attribuée pour fait d'arme hors du territoire national.
A cette occasion, Lucien et Pierrette Ginisty sont allés à Dijon pour assister à la cérémonie.

samedi 18 juin 2011

Histoire locale; un siècle de boulangers à Savignac

Le premier boulanger recensé en 1851 est Jean Boutié, cependant en 1862, Jean Boutié 23 ans, noté boulanger signe les actes d'état civil certainement son fils… Le four est encore visible ans la maison Seghers (2011) à côté de l'église. Malgré la présence d'un boulanger, il est probable que beaucoup de paysans fabriquaient le pain chez eux comme l'attestent encore de nombreux fours présents dans la commune. Les premières boulangeries ont été associées aux moulins tels Gibel, Calviac, dans la commune de Monflanquin.

Jean Boutié était encore boulanger en 1910, Auguste Boutié et Jean Gilis lui succèderont et le four ne sera plus chauffé pendant quelques années. Il n'y a plus de boulanger à Savignac. Les habitants allaient rarement chercher leur pain à la boulangerie, le pain était porté à domicile par les boulangers de Calviac ou Gibel avec une voiture à cheval. Certaines personnes pour gagner un peu d'argent en hiver allaient faire les tournées avec leur cheval.

Ce n'est qu'en 1934, qu'Edouard Eyma, après un apprentissage à Eysses (Villeneuve) s'installe boulanger (Maison Bellanger 2011). Au début, il chauffe le four au bois et il ne fait qu'une seule fournée avec 30 pains de 5 kg, 10 de 2,5 kg et il fait des tournées en voiture 8 km à la ronde.
Comme tous les boulangers l'avaient fait avant lui, il pratique le troc ce qui fidélise la clientèle et lui permet de savoir la quantité de pain a fournir. Pour 80 kg de blé le boulanger donnait 14 pains de 5 kg. Ces pains étaient représentés par 14 cartes en cartons. Le paysan déposait la carte dans une caisse au bout de l'allée et le boulanger 2 ou 3 fois par semaine faisait sa tournée de distribution.
Puis, la clientèle augmente, il fait 2 fournées, la première au bois, la deuxième au mazout livré par un camion de La Rochelle.


En 1940, c'est la débâcle, de nombreux soldats cantonnent à Savignac (Bouyé et Esclauses), il faut les nourrir et la boulangerie travaille à plein régime, 5 fournées par jour. Pendant la guerre la tournée est faite avec une voiture à Gazogène. Après la guerre, le troc continue, mais les pains diminuent de poids, il n'y a plus que des pains de 2,5 kg, 1,5 kg et 1 kg et des "chouanes" que les écoliers venaient chercher pour manger à midi sous le préau ou à la cantine. Il existait encore une famille d'originaux, Charles et Alexandrine Beyres (L'houillé) qui faisaient fabriquer un pain de 15 livres par semaine.




En 1968, Denis Eyma arrête son four, mais crée un dépôt de pain dans son épicerie repris ensuite par la famille Chesneau.

Et maintenant ? Les déplacements des habitants sont nombreux, ils achètent le pain où ils se trouvent, ce ne sont plus des clients fidèles comme à l'époque du troc. Cependant, certains agriculteurs pratiquent encore l'échange blé-pain, en 2010 pour 80 kg de blé, le boulanger fournit 30 pains d'1 kg La quantité de pain livré est fonction du prix du blé On a vu revenir les tournées, sur la commune 2 boulangers livrent du pain 3 fois par semaine, un de Trentels, un de Monflanquin et on revoit des caisses à pain. Les pains sont devenus plus petits, il pèsent 500 gr ou 300 gr et ils sont plus variés en composition. Le boulanger est souvent devenu pâtissier, marchand de journaux….

dimanche 13 mars 2011

Histoire : la taxe sur les chiens

Sous Napoléon III, la loi du 1er janvier 1855 instaure la taxe sur les chiens. Cette loi avait pour but essentiel de réduire le nombre de chiens dans la capitale. Elle fût appliquée dans toutes les communes. Le taux devait être à la discrétion des communes, mais on retrouve le même taux partout.

Les recettes de cette taxe sont au profit des mairies.

  • chiens de chasse ou d'agrément : 3 F
  • chiens de garde : 1,50 F

Et à Savignac ? On applique la loi. Il n'y aura que des chiens de garde.

  • En 1955, la commune perçoit 96 F, il y a donc 64 chiens, ce chiffre ne sera jamais égalé.
  • En 1860, la commune perçoit 45 F, il n'y a plus que 30 chiens
  • En 1890, la commune perçoit 76,5 F, il y a 51 chiens

Pendant cette période, on signale dans les budgets les sommes liées aux permis de chasse et les amendes de chasse !!

Cette taxe a été appliquée de manière plus épisodique au XXème siècle: en 1927, 56 chiens à 1,50 F sont recensés et la commune perçoit 84 F.
Cette taxe fût officiellement supprimée en 1971. Que représentait cette taxe pour une famille ?

  • En 1855, une journée de laboureur est payée 1 F.
  • En 1860, une visite chez le médecin de Monflanquin : 5 F.
  • En 1890, 1 ouvrier pour semer une journée de blé : 1, 50 F.
  • En 1927, 1 plaque de chocolat vaut 1,60F, 1 litre d'essence, 1,75 F, 1 bicyclette, 700 F.

dimanche 25 octobre 2009

Histoire locale : Les prénoms en 1680

Sur un registre des impôts du château de Montmarès, sont signalés les noms et prénoms des contribuables. Parmi ceux-ci les tenanciers du sud de la paroisse de Savignac. Les personnes sont classées par ordre alphabétique des prénoms.


Pour les hommes on trouve : Jean : 56, Pierre : 41, Anthoine : 17, Arnaud : 9, Bernard : 6, Guilhem : 5, Martial, François : 4, Guilhaume, Estienne, Huguet, Joseph, Marcq : 2, Clamans, Alby, Daniel, Guiral, Galistou, Jacob, Michau, Isaacq, Jeban, Paul, Simon, Ramon, Thomas, Thonnie : 1
On peut penser qu'il y avait quelques protestants : Jacob, Isaacq, Jeban


Pour les femmes : Jeanne : 10, Anne : 5, Catherine : 4, Marthe : 2, Marguerite, Judy : 1

Beaucoup d'hommes ont des surnoms : X dit quaquallhiou, marynié, conti, magallou, jean de la mayre, jean petit, ballen, la fontanine, jean gros, jean grand, charlot, pivré, bardalhé, jean pichou, garlot, roulhat, propihosdi, courdourouge, pierre pichou, balesse, belou, potabi, senquanti, furlan, bardillé, canilhac, cézé, picotti.


Beaucoup de ces surnoms sont intraduisibles sauf quelques très rares qui ressemblent à des mots patois par exemple senquanti, habitant de St Quentin (M Nougayrède actuel) et comment traduire potabi, peut être par pot à vin.

jeudi 2 avril 2009

C'était mieux autrefois

Voilà, c'est la tempête, le vent souffle à "décorner les bœufs" et il pleut…….

A 5 heures du matin, votre réveil électrique est le premier à vous signaler qu'il n'y a plus d'électricité…… vous cherchez la lampe électrique, mais a-t-elle des piles ?

Vous vous levez à tâtons et vous cherchez la bougie….. vous appuyez malgré vous sur les interrupteurs, ils sont muets !!!

Vous voulez téléphoner aux voisins, le téléphone est électrique, avez-vous pensé à recharger le portable ?

Vous voulez sortir la voiture, la porte du garage est électrifiée !!

Malgré tout il y a les prudents qui ont un groupe électrogène ce qui leur facilite la vie et aussi celle des voisins.

Vous faites le tour des bâtiments pour constater les dégâts.

A midi, il faut manger, il y a tout ce qui est nécessaire au congélateur, mais voilà, il ne faut pas l'ouvrir !!

Il reste la cuisinière si elle n'est pas totalement électrique ou encore le gaz, si ce n'est pas ce jour là que la bouteille est vide.

Se chauffer au feu de cheminée, c'est bien pour le dos, si on a encore une cheminée !!

Le soir, on se couche comme les poules, avec des couvertures en plus et pourquoi pas le "moine", si on en a encore un !!

Il y a un proverbe qui dit : "si tu ne veut pas mentir, ne parle pas du temps" et cette fois la météo n'avait pas menti

C'était vraiment mieux autrefois ? Le lampiste

Les églises visibles du Cap de la Coste à Savignac




- La Mothe Feyt (Monflanquin) : St Pierre, Fin du Gothique
- Ste Radegonde (Villeneuve) : Remaniée au XIXe
- La Sauvetat (Monflanquin) : St Michel, reconstruite au XIXe
- Corconat (Monflanquin) : Notre Dame, XIe
- Labarthe (Monflanquin) : St Sernin, XIXe
- Monflanquin : St André, remaniée au XVIIe, XIXe
- Lacaussade (Monflanquin) : St Pierre, remaniée au début du XXe
- Savignac (Monflanquin) : St Jean , remaniée au XVIe et XVIIe

Souvenir photographique


Savignac, la route n'était pas goudronnée, le gros ormeau n'était pas mort, l'enseigne du café hôtel Testut était encore là.

Avant 1939 ?